Voici le printemps, tout bourgeonne.
Or, il paraît que les boutons d’allumage seront bientôt remplacés par des écrans tactiles, voire des commandes purement vocales.
L’écran tactile, bien que trop impliquant l’œil, pour le moins on y touche encore, seulement c’est devenu vague et guère gratifiant, il n’y a plus rien qui s’enfonce ou s’érige sous notre doigt, aucune résistance à vaincre ou à susciter. Puis la commande vocale parachève le cheminement. Elle semble, il est vrai, adaptée aux gens timides de leurs doigts ou fort directifs, ou les deux – j’en connais – mais elle a de plus grands désavantages encore.
Jusqu’à présent une telle commande vocale, douce, persuasive, ne servait qu’à donner accès au bouton d’allumage, manipulé ensuite par l’index ou le majeur bien plus hardis ; ou, dans le cas des plus impressionnants parmi les boutons, par plusieurs doigts intrépides en même temps. Une espèce de silence – la manipulation concentrée et quasiment muette – devenant alors la règle. Rien qu’une respiration, et si la langue intervenait, ce n’était pas celle qu’on parle.
Maintenant qu’il faut sauter ce passage, ne nous étonnons pas si la réponse est forcée, uniquement guidée par un intérêt quelconque, étranger à la chose, financier peut-être.
Mais l’hypocrisie, le mensonge et la précipitation sont vraiment très compliqués à expliquer. Ils sont trop dans l’air du temps.
2 Mai 2013
mercredi 15 mai 2013
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