samedi 16 janvier 2016

Ein Vogelfreund

Ich bin ein ausgesprochener Vogelfreund, doch würde mir nie einen Piepmatz kaufen, weil so einer eben ins Freie gehört, weil er fliegen können muss. Ganz allgemein zähle ich zu der Gattung Tierfreund, die sich keine Tiere anschafft, weil sie daran zweifelt, ihnen artgerechte Lebensumstände bieten zu können. Dass ich ein Kind habe, scheint darauf hinzuweisen, dass ich kein ausgesprochener Kinderfreund bin. Ich konnte dem armen Wesen auch nur das bieten, was ich hatte – außer besten Absichten leider nicht sehr viel. Daran erkennt man einmal mehr, dass Tierfreunde nicht unbedingt Menschenfreunde sind.

Die beiden Meerschweinchen, zu deren inkonsequentem Kauf wir uns seinerzeit auf heißen Kinderwunsch durchgerungen hatten – man musste abwägen und Prioritäten setzen – hat unsere Fürsorge dann übrigens versehentlich umgebracht. Immerhin sie, und nicht das Kind.

Un ami des oiseaux

Je suis un grand ami des oiseaux mais je n’en acquerrai jamais un, car le piaf, ça doit vivre à l’air libre, ça doit pouvoir voler. En général, je fais partie du genre d’ami des bêtes qui n’en achète pas parce qu’il doute de sa capacité de les faire vivre dignement. Le fait que j’aie un enfant, semble indiquer que je ne suis pas spécialement un ami des enfants. Je ne pouvais offrir à cette pauvre créature que ce que j’avais – les meilleures intentions mais, hélas, pas grand-chose d’autre. Cela démontre un fois de plus que les animalophiles ne sont pas nécessairement humanophiles.

Les deux cochons d’Inde d’autrefois, dont l’acquisition inconséquente satisfaisait à une urgente revendication enfantine – il fallut faire la part entre les exigences et dresser des priorités – ont du reste fini par succomber à nos soins intensifs et aléatoires. Au moins c’étaient eux, et pas l’enfant.

15 Janvier 2015

vendredi 15 janvier 2016

Befruchtung

Gestern noch bewegende Lektüre vor dem Einschlafen, und jetzt wache ich auf und mein erster Gedanke als vom Leben Gelangweilter ist, dass es natürlich einen Unterschied gibt zwischen einer Mücke, die irgendwo ihren Stachel hineinsteckt um Eier abzulegen, und einem Menschen, der einen anderen besamt, mag dieser andere auch grundsätzlich empfunden werden als schönes Tier, so wie ich es etwa bei Gil de Biedma empfinde, denn in dessen Gedichte hatte ich mich am Vorabend ja vertieft.

Ein halber Aristokrat, der zwar sehr sensibel ist, seine jüngeren Liebespartner aufgrund seiner Sensibilität aber als schmale, sanft glänzende Tiere empfindet, ist natürlich kein Insekt, und was ein Insekt empfindet, wissen wir ohnehin nicht. Schöne Sätze schreiben Insekten nicht und ihre Abenteuer sind in der Natur verankert und leben nicht davon, obschon reine Natur, so durchaus abenteuerlich wie (seinerzeit) angeblich widernatürlich zu sein. Man braucht, will es mir scheinen, einen bedeutenden gesellschaftlichen Rang, um die Angelegenheiten des Lebens auf diese stark bewegende Weise zu erleben, und Insekten haben ihn nicht, noch nicht einmal so beeindruckende und gefährliche wie Hornissen. So wenig wie beeindruckende und womöglich etwas gefährliche Stricher, die ja auch nicht zu Wort kommen, sondern nur befruchten. Aristokratische Dichter gerne zur Verzweiflung treiben wie banale Mücken und gleichzeitig über ihr Insektendasein hinaus befruchten.

Fécondation

Hier, avant de m’endormir, de la lecture émouvante, et maintenant je me réveille et la première pensée qui effleure mon esprit d’ennuyé par la vie est qu’il y a bien une différence entre un moustique qui enfonce son dard dans quelque chose pour y déposer ses œufs et un homme qui en féconde un autre, bien que cet autre soit systématiquement ressenti comme un bel animal, ce que moi je ressens par exemple chez Gil de Biedma, car c’est dans les poèmes de ce maître-là que je m’étais plongé la veille.

Une espèce d’aristocrate très sensible qui, à cause de sa sensibilité même, ressent ses amants plus jeunes comme des bêtes minces et doucement luisantes, un tel homme n’est certainement pas un insecte, et ce qu’un insecte ressent, en tout cas nous l’ignorons. Ils n’écrivent pas de belles phrases, les insectes, et leurs aventures sont ancrées dans la nature et ne vivent pas du fait d’être, quoique tout à fait naturelles, aussi aventureuses que celles qui sont (ou étaient) soi-disant contre nature. Il me semble qu’il faut être d’un rang supérieur en société pour vivre les affaires de la vie d’une manière aussi émouvante, et les insectes, même d’aussi impressionnants et dangereux que les frelons, ne l’ont pas, ce rang. Aussi peu que d’ impressionnants et peut-être un peu dangereux prostitués, qui eux, n’ont pas droit à la parole mais parfaitement celui de féconder. Et de désespérer les poètes aristocratiques comme de banals moustiques tout en les fécondant pour être un peu plus que des insectes.

21 Avril 2013